| L'air sentait la mer
Quand je vis ces lieux
L'automne souriait
Et les oiseaux , tournés vers celui que tout nomme
Disant peut être à Dieu quelque chose
du Bonhomme?
j'ai voulu tout revoir
La maison de Bassan et celle de Pérols
je cherchais le jardin , la maison de mes amies?
Pâle je marchais au bruit de mon pas grave
et sombre.
je voyais à chaque coin de rue , hélas se dresser
l'ombre des jours qui ne sont plus?
j' entendais frémir dans ce pays que j'aime
Ce doux vent marin qui faisait tout vibrer et
réveille les souvenirs
Les feuilles qui gisaient dans la rue s'efforçant
sous mes pas de s'élever de la terre
Ainsi parfois quand l'âme est triste
nos pensées
S'envolent sur leurs ailes blessées
Puis retombent soudain dans un profond
chagrin
Et comme un tas de cendre éteinte et refroidie
l'amas des souvenirs se disperse à tout vent
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